Atelier de recherche en épistémologie cognitive et comparée

TÉLUQ

Thématique de l’année 2017

Janvier à décembre 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Les ateliers de recherche en épistémologie cognitive et comparée (arecc) reviennent en ce mois de janvier 2017 avec une proposition de thématique générale renouvelée.

En effet, en guise de programme de l’année 2017 (valeur en temps sidéral de ± 365 jours, 6 heures, 9 minutes, 9 secondes), nous nous proposons de réfléchir sur les rapports nombreux et complexes entre la logique et le langage, dans une perspective évolutionnaire (ou non).

Quels sont les liens qui unissent, sur les plans cognitif et formels, la logique et le langage ? Plusieurs chercheurs tendent depuis quelques années de répondre à la question, et à de nombreuses autres qu’elles entraînent. Évidemment, la philosophie du langage a exercé et continue d’exercer une forte influence sur la manière dont les questions sont posées et sur les thèses développées grâce au recours à la logique en tant qu’instrument d’analyse, qu’elle soit formelle ou non formelle. Or, la psychologie cognitive, l’anthropologie cognitive et d’autres sciences cognitives proposent des avenues de réponses parfois bien différentes. Et elles offrent, ces réponses, plusieurs pistes qui n’en sont qu’en début d’exploration. Ainsi, par exemple, concernant les inférences ordinaires, comment peut-on y définir la capacité humaine de raisonnement logique, c’est-à-dire la logicalité, sans évaluer et analyser le rapport immédiat entre la forme linguistique dans laquelle toute inférence ordinaire est exprimée et les structures inférentielles sous-jacentes ? La psychologie, l’anthropologie et la philosophie ont chacune des éléments de réponse à fournir. Il sera stimulant de les regarder de près.

Or, le thème général discuté ici peut fort bien être étendu aux aspects encore plus troublants du rapport entre logique et langage : quelles sont, par exemple, les relations entre l’évolution du langage et l’évolution de la logicalité ? Pourquoi est-il possible d’attribuer aux primates supérieurs une capacité cognitive de production d’inférences (ainsi qu’à d’autres mammifères, voire même à certaines autres espèces), alors qu’ils ne semblent pas être en mesure de développer un langage défini avec les mêmes termes que ceux qui identifient le langage humain ? Et qu’est-ce que cette différence, si elle s’avérait juste et fondée, peut nous enseigner sur les facultés humaines associées aux mêmes attributs cognitifs ?

Bref, plusieurs sujets et sous-thèmes peuvent être couverts.

Deux éminents chercheurs ont à ce jour accepté de participer à nos rencontres, toutefois les dates ainsi que les sujets abordés restant à déterminer :

Jaroslav Peregrin (http://cas-cz.academia.edu/Jaroslav...), Philosophe, professeur au département de logique, Université Charles de Prague et membre de l’Institut de philosophie de l’Académie des sciences de la République Tchèque.

Terrence W. Deacon (http://anthropology.berkeley.edu/pe...), Antrhopologue, professeur d’anthropologie biologique et neuroscience, Université de Californie à Berkeley.

Les ateliers de recherche en épistémologie cognitive et comparée sont ouverts aux étudiantes et étudiants chercheurs des cycles supérieurs et aux chercheurs et chercheures établies.

Les ateliers de recherche en épistémologie cognitive et comparée recevront d’autres conférencières et conférenciers invités, mais nous sommes tout à fait ouverts aux propositions spontanées de la communauté de chercheures et chercheurs intéressés par le thème et qui souhaiteraient communiquer leurs résultats de recherche ou leurs réflexions en cours. Toute proposition sera accueillie avec intérêt et examinée avec attention, alors n’hésitez pas !

En espérant pouvoir vous y rencontrer !